Baptême du Seigneur : « Tu es mon fils bien-aimé » – Homélie du 11 Janvier 2026

En ce dimanche du Baptême du Seigneur, l’Église nous donne à contempler une scène étonnante, presque dérangeante : Jésus, le Fils de Dieu, se fait baptiser par Jean, au milieu des hommes venus confesser leurs péchés.
Pourquoi celui qui est sans péché descend-il dans l’eau du Jourdain ?
Que révèle ce geste sur Dieu… et sur nous ?

Dans son homélie, le Père Michel nous invite à entrer dans la profondeur de ce mystère qui éclaire toute la foi chrétienne.


Un Dieu qui surprend et désarme

Jean le Baptiste est le premier à être bouleversé. Lui qui annonçait un Messie puissant, juge et sauveur, voit arriver Jésus dans une attitude d’humilité totale. Il résiste : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi ! »
Cette réaction nous ressemble. Comme Jean, nous avons parfois du mal à accepter les manières de faire de Dieu.

Le baptême de Jésus renverse nos logiques humaines. Dieu ne sauve pas en dominant, mais en s’abaissant.
En descendant dans l’eau du Jourdain, le Christ descend déjà symboliquement au plus profond de notre humanité, jusque dans nos fragilités, nos souffrances et notre péché. Les Pères de l’Église verront dans ce geste l’annonce de la descente du Christ dans la mort, afin d’en faire jaillir la vie.


La largeur et la profondeur de l’amour de Dieu

Cette scène révèle aussi un autre bouleversement majeur : le salut est offert à tous, sans distinction.
Comme le rappellent les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint n’est pas réservé à quelques-uns. Dieu ne fait pas de différence entre les hommes : son amour est universel, large et profond.

Et c’est alors qu’une voix retentit du ciel :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie. »

Par notre propre baptême, cette parole a été prononcée sur chacun de nous. Nous sommes, nous aussi, fils et filles bien-aimés de Dieu. Mais cette grâce n’est pas passive : elle demande à être vécue, activée, rendue féconde.


Vivre en enfants de Dieu

Vivre de son baptême, explique le Père Michel, c’est se laisser conduire par l’Esprit Saint, comme un enfant qui prend la main de son Père. Cela suppose une conversion intérieure : accepter de ne pas tout comprendre, renoncer à vouloir tout maîtriser, et laisser le Christ agir dans nos vies.

Le pape François nous y invite souvent : célébrer non seulement notre anniversaire de naissance, mais aussi l’anniversaire de notre baptême, pour ne pas oublier le plus grand don reçu.

Chaque matin, une vérité devrait nous émerveiller à nouveau :
nous sommes enfants de Dieu.


👉 Regardez la vidéo de l’homélie du Père Michel pour approfondir ce message et renouveler votre foi à la lumière de votre baptême.