Pourquoi Jésus demande-t-il de laisser pousser ensemble le bon grain et l’ivraie ? Cette parabole, racontée dans l’Évangile selon saint Matthieu (13, 24-43), peut nous surprendre. Face au mal, nous aimerions souvent que Dieu intervienne immédiatement pour tout remettre en ordre.
Dans son homélie prononcée à l’église Saint-Claude de Nerville, le Père Michel nous invite à découvrir une autre logique : celle de la patience de Dieu. Une patience qui n’est ni faiblesse ni indifférence, mais une expression de son amour et de son espérance pour chacun de ses enfants.
La frontière entre le bien et le mal passe dans chacun de nous
Le Père Michel commence par une image très concrète. Comme un jardinier évite d’arracher trop vite les mauvaises herbes au risque d’endommager les jeunes pousses, Dieu ne veut pas éliminer immédiatement l’ivraie.
Pourquoi ?
Parce que la réalité est plus complexe qu’elle n’y paraît. Le bien et le mal ne se répartissent pas en deux catégories de personnes : les « bons » d’un côté et les « mauvais » de l’autre.
Au contraire, chacun porte en lui des fragilités, des limites, mais aussi une immense capacité à aimer et à grandir.
Comme le rappelle saint Paul : « Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas. » Cette expérience est universelle. Personne ne peut être réduit à ses erreurs ou à son passé.
C’est pourquoi Jésus nous invite à renoncer aux jugements rapides. Dieu seul connaît le cœur de chacun.
La patience de Dieu laisse toujours une place à la conversion
L’un des plus beaux enseignements de cette homélie est cette certitude : Dieu ne renonce jamais à une personne.
Le Père Michel rappelle que beaucoup de vies ont été profondément transformées. Des personnes autrefois enfermées dans des comportements destructeurs ont trouvé un chemin de conversion, de paix et de lumière.
Cette patience divine est une véritable espérance.
Elle ne consiste pas à fermer les yeux sur le mal ni à l’accepter. Elle signifie que Dieu continue d’offrir à chacun le temps nécessaire pour changer, grandir et accueillir sa grâce.
La miséricorde de Dieu ouvre toujours un avenir.
L’Évangile est une parole d’espérance
Notre regard se laisse facilement attirer par tout ce qui ne va pas : les conflits, les violences, les divisions ou les inquiétudes qui traversent notre société.
Le Père Michel met pourtant en lumière un détail essentiel de la parabole : le bon grain a été semé avant l’ivraie.
Cette précision change notre manière de lire l’Évangile.
Le bien est premier. Le mal n’est jamais l’origine de l’histoire du monde et il n’en sera pas davantage l’aboutissement.
L’Évangile ne nous invite donc pas à vivre dans la peur ou le pessimisme. Il nous appelle à une espérance active, fondée sur la fidélité de Dieu.
Même lorsque le mal semble progresser, le Royaume de Dieu continue de grandir discrètement.
Nous sommes appelés à devenir des semeurs d’espérance
La parabole ne parle pas d’abord des moissonneurs, mais des semeurs.
Le Père Michel nous rappelle que notre vocation n’est pas de juger les autres ni de décider qui est le bon grain ou l’ivraie. Notre mission est de semer, chaque jour, la Parole de Dieu autour de nous.
Par une parole de réconfort, un geste de pardon, une présence fidèle, une écoute attentive ou un acte de charité, nous pouvons devenir des témoins de l’espérance chrétienne.
Cette espérance ne repose pas sur un optimisme naïf. Elle s’enracine dans la promesse du Christ : le mal n’aura pas le dernier mot.
Chaque baptisé est ainsi invité à participer humblement à la croissance du Royaume de Dieu, avec confiance, patience et persévérance.
Regardez l’Évangile et l’homélie en vidéo
Vous souhaitez écouter l’intégralité de l’Évangile et de cette homélie du Père Michel ?
▶️ Regardez la vidéo complète et laissez-vous encourager par cette méditation sur la patience de Dieu, la force de l’espérance et notre mission de semer l’Évangile dans le monde.
N’hésitez pas à partager cette vidéo avec vos proches afin que ce message d’espérance puisse rejoindre toutes les personnes qui traversent une épreuve ou cherchent une lumière pour avancer.

