En ce 19ᵉ dimanche du Temps ordinaire, les fidèles se sont réunis à l’église Saint-Martin de Baillet pour célébrer l’Eucharistie. L’Évangile selon saint Matthieu nous conduit au cœur d’une scène particulièrement forte : les disciples sont dans une barque, au milieu d’une mer agitée par le vent, lorsque Jésus vient à leur rencontre en marchant sur les eaux.
Face à la peur des disciples, Jésus prononce une parole simple et profondément rassurante : « Confiance, c’est moi. N’ayez plus peur. »
Dans son homélie, le Père Michel nous invite à recevoir cette parole comme un appel pour nos propres vies. Car nous aussi, nous connaissons des tempêtes, des peurs, des doutes et des situations dans lesquelles nous avons parfois l’impression que Dieu est absent. Pourtant, le Christ est là, même lorsque nous ne parvenons pas à reconnaître sa présence.
Dieu se manifeste dans une force tranquille
Le Père Michel rapproche la première lecture et l’Évangile autour d’un même thème : la manifestation de Dieu. Mais cette manifestation ne se fait pas nécessairement dans le spectaculaire.
Dieu se révèle dans une force tranquille. Dans la première lecture, sa présence est associée au murmure d’une brise légère. Dans l’Évangile, les disciples reconnaissent finalement Jésus lorsque le vent tombe et que la tempête s’apaise.
Cette manière dont Dieu se manifeste nous invite à changer notre regard. Nous attendons parfois des signes extraordinaires. Nous voudrions ressentir très clairement sa présence, comme si la foi devait toujours s’accompagner d’une émotion ou d’une expérience particulière.
Or, le Père Michel nous rappelle une vérité essentielle : croire en Dieu, ce n’est pas nécessairement ressentir Dieu.
Le Seigneur peut être présent dans le silence, dans l’ordinaire, dans les événements simples de notre quotidien. Comme le murmure d’une brise légère, sa présence peut être discrète. Elle n’en est pas moins réelle.
« Confiance, c’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples ont pourtant déjà vu Jésus accomplir des miracles. Ils viennent notamment d’être témoins de la multiplication des pains. Ils savent donc ce dont le Christ est capable.
Et pourtant, lorsque la tempête arrive, ils ont peur.
Cette réaction est profondément humaine. Lorsque nous sommes au cœur d’une épreuve, nous pouvons nous aussi oublier les grâces reçues auparavant. Les expériences de la présence de Dieu peuvent sembler lointaines. La difficulté du moment prend toute la place.
Jésus ne reproche pas aux disciples d’avoir peur. Il prend leur peur au sérieux et leur adresse cette parole : « Confiance, c’est moi. N’ayez plus peur. »
Le Père Michel souligne ainsi que la peur est une émotion humaine normale. Elle peut même être féconde lorsqu’elle nous aide à prendre conscience d’un danger. Mais lorsque la peur nous paralyse, elle peut nous empêcher de voir le réel et surtout de reconnaître que Dieu est avec nous.
Le Christ ne promet pas que nous n’aurons jamais de tempêtes. Il nous rappelle qu’au milieu de ces tempêtes, nous ne sommes pas seuls.
Pierre marche sur les eaux… tant qu’il regarde Jésus
Pierre ose alors demander à Jésus de lui permettre de venir vers lui sur les eaux. Jésus lui répond simplement : « Viens. »
Pierre descend de la barque et commence à marcher sur les eaux.
Mais quelque chose change : Pierre cesse de regarder Jésus et porte son attention sur la force du vent. La peur revient et il commence à s’enfoncer.
Cette scène devient une image particulièrement forte de notre propre vie spirituelle.
Tant que nous gardons les yeux fixés sur le Christ, nous pouvons avancer malgré les difficultés. Mais lorsque nous ne voyons plus que la tempête, les obstacles et nos propres limites, la peur peut prendre le dessus.
Le Père Michel nous invite donc à nous poser une question personnelle :
Quelles sont les tempêtes de ma vie qui ont besoin d’être apaisées ?
Et avec elles :
Quelles sont mes peurs qui ont besoin d’être identifiées pour que je puisse continuer à suivre le Christ ?
Il ne s’agit pas de nier nos difficultés ou de faire comme si elles n’existaient pas. Il s’agit de les regarder avec le Christ.
Reconnaître Dieu dans l’ordinaire de nos vies
L’un des appels forts de cette homélie est de ne pas attendre Dieu uniquement dans l’extraordinaire.
Nous pouvons parfois chercher des signes spectaculaires alors que le Seigneur se manifeste dans les petites choses : un temps de silence, une parole entendue au bon moment, une rencontre, une présence fraternelle, une prière, un geste de paix.
Jésus lui-même se retire sur la montagne pour prier, à l’écart. Avant de rejoindre ses disciples au cœur de la tempête, il demeure dans la prière et dans la présence du Père.
Cette attitude nous rappelle l’importance du silence dans nos vies. Dans un quotidien souvent rempli de bruit et de sollicitations, prendre du temps pour prier permet de réapprendre à reconnaître cette présence discrète de Dieu.
Dieu est là, même lorsque nous ne le sentons pas.
La barque, image de l’Église
La barque dans laquelle se trouvent les disciples peut également être comprise comme une image de l’Église.
Comme les disciples, les communautés chrétiennes peuvent connaître des vents contraires, des inquiétudes et des moments de doute. Elles peuvent se demander comment annoncer le Christ, comment rejoindre ceux qui sont loin de l’Église ou comment avancer lorsque les défis semblent trop importants.
Le message de l’Évangile reste pourtant le même : « Confiance, c’est moi. N’ayez plus peur. »
Le Père Michel nous encourage à regarder nos peurs avec le Christ et à rester attentifs à sa présence. C’est dans cette confiance que nous pouvons continuer à avancer et à témoigner de l’Évangile.
Lorsque les disciples reconnaissent finalement Jésus, ils se prosternent devant lui et proclament :
« Vraiment, tu es le Fils de Dieu. »
La tempête devient alors un lieu de révélation : au cœur même de l’épreuve, les disciples découvrent plus profondément qui est Jésus.
Avancer dans la confiance au cœur de nos tempêtes
L’homélie du Père Michel nous invite finalement à ne pas attendre que toutes les tempêtes soient terminées pour avancer.
Nous pouvons être confrontés à des situations où la réconciliation paraît impossible, où la paix semble hors de portée, où certaines blessures paraissent trop profondes ou certains défis trop importants.
C’est précisément là que le Christ nous invite à avancer.
Non pas avec la certitude que nous maîtrisons tout, mais avec la confiance qu’il est présent.
La prière proposée par le Père Michel résume cet appel : demander au Seigneur de nous permettre de reconnaître sa présence et d’œuvrer dans la confiance à l’avènement de son Royaume.
Regardez l’Évangile et l’homélie du Père Michel
Vous traversez vous aussi une période de doute, de peur ou de tempête ? Prenez le temps d’écouter cette méditation du Père Michel et de laisser résonner dans votre cœur la parole de Jésus :
« Confiance, c’est moi. N’ayez plus peur. »
▶️ Regardez l’Évangile et l’homélie du dimanche 9 août 2026, proclamés par le Père Michel à l’église Saint-Martin de Baillet.
Que cette Parole nous aide à reconnaître le Christ présent dans nos vies, même au cœur du silence et des tempêtes, et à avancer avec confiance à sa suite.

