S’abaisser pour être élevé : la prière de l’humilité – Homélie du 26 octobre 2025

Évangile selon saint Luc (18, 9-14)

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier.
L’un était pharisien, l’autre publicain.
Le pharisien priait ainsi : “Mon Dieu, je te rends grâce de n’être pas comme les autres hommes…”
Mais le publicain, se tenant à distance, se frappait la poitrine en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis.”
Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste. »


Dieu regarde le cœur, non les apparences

Ce dimanche 26 octobre 2025, à Notre-Dame des Champs de Maffliers, le Père Charles Roboam a invité les fidèles à méditer cette parabole du pharisien et du publicain.
Deux prières, deux attitudes, deux chemins spirituels…

Le pharisien, enfermé dans la suffisance, se contemple lui-même. Il remercie Dieu, mais sans jamais sortir de son propre ego : « Je jeûne, je donne, je suis juste. »
Le publicain, lui, ne prétend à rien. Il se tient à distance, les yeux baissés, et reconnaît humblement sa faute.
Et c’est lui que Dieu justifie, car Dieu ne regarde pas comme les hommes : Il regarde le cœur.

Le Père Charles nous invite à faire ce même passage intérieur : quitter le regard des apparences pour entrer dans le regard d’amour du Seigneur.
Apprendre à écouter Dieu comme Lui nous écoute. À prier avec un cœur pauvre, sans se comparer ni juger.


Reconnaître sa pauvreté pour accueillir la grâce

Dans cette homélie, le Père Charles rappelle que la prière du pauvre traverse les nuées.
Dieu entend toujours celui qui crie vers Lui.
Mais pour que notre prière soit vraie, il nous faut accepter de reconnaître nos fragilités, nos pauvretés, nos manques.

« Apprenons à redescendre dans la maison de notre cœur pour vivre de la grâce de l’humilité. »

L’humilité n’est pas de la faiblesse : c’est le point de départ de la guérison intérieure.
C’est ce qui permet à Dieu d’agir en nous, de nous relever, de nous rendre justes.

Le Père Charles nous appelle à vivre cette solidarité spirituelle : ne plus dire “moi” contre “les autres”, mais “nous”, en communion avec le Christ.
C’est ensemble, unis dans la prière et la foi, que nous pouvons guérir le corps entier de notre humanité.

Même quand tout semble perdu, le Seigneur ne nous abandonne jamais.
Il est fidèle, Il relève, Il sauve.
Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé.


🙏 Regardez l’homélie complète du Père Charles Roboam

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