Pourquoi Jésus choisit-il de parler en paraboles ? Cette question, posée par les disciples dans l’Évangile selon saint Matthieu (13, 1-23), est au cœur de l’homélie du Père Thierry Butor, vicaire général du diocèse de Pontoise, prononcée à l’église Saint-Martin de Baillet.
À travers la parabole du semeur, Jésus nous révèle que la Parole de Dieu n’est jamais imposée. Elle est offerte à chacun comme une semence destinée à porter du fruit. Encore faut-il que notre cœur soit une terre capable de l’accueillir.
La foi est une proposition, jamais une contrainte
À première vue, la réponse de Jésus aux disciples peut surprendre. Pourquoi parler en paraboles si certains ne comprennent pas ?
Le Père Thierry Butor nous invite à dépasser une lecture superficielle du texte. Le Christ ne cherche pas à exclure ou à réserver son message à quelques privilégiés. Au contraire, il respecte profondément la liberté de chaque personne.
Dieu ne force jamais l’adhésion. Il ne contraint pas les consciences. Il propose un chemin de vie et laisse chacun libre d’y répondre.
Cette pédagogie est celle de l’amour. Car un amour imposé ne serait plus un véritable amour. En parlant en paraboles, Jésus ouvre un chemin de réflexion, de conversion et de liberté intérieure. Chacun est invité à écouter, à comprendre et à choisir librement de suivre le Christ.
La Parole de Dieu est une semence appelée à porter du fruit
La parabole du semeur nous rappelle que la même semence est répandue partout. Ce n’est pas la qualité de la Parole qui varie, mais la manière dont elle est accueillie.
Parfois, notre cœur ressemble au chemin où la Parole ne peut pas s’enraciner. D’autres fois, elle germe rapidement mais manque de profondeur lorsque surviennent les difficultés. Les préoccupations quotidiennes ou la recherche des richesses peuvent également étouffer ce que Dieu veut faire grandir en nous.
Mais lorsque notre cœur devient une bonne terre, la Parole transforme notre existence et produit un fruit abondant.
Cette fécondité ne dépend pas de nos seules forces. Elle naît de notre disponibilité à laisser Dieu agir dans notre vie.
Chaque baptisé est appelé à devenir témoin de l’Évangile
L’un des messages les plus forts de cette homélie est l’appel adressé à tous les baptisés.
Annoncer l’Évangile n’est pas réservé aux prêtres, aux théologiens ou aux spécialistes. Chaque chrétien reçoit la mission de transmettre la Bonne Nouvelle avec les talents que Dieu lui a donnés.
Le Père Thierry rappelle que nous pouvons témoigner de notre foi de multiples façons : par une parole de vérité, un geste de charité, un engagement au service des autres, une œuvre artistique, un chant, une présence fidèle ou encore une simple conversation.
Même lorsque nous nous sentons maladroits ou peu compétents, Dieu peut se servir de notre témoignage pour toucher le cœur d’une autre personne.
Oser prendre la parole avec humilité
L’homélie fait également écho aux grands défis de notre société.
Sur les questions qui touchent à la dignité humaine, au respect de la vie ou à l’espérance chrétienne, les disciples du Christ sont invités à ne pas rester silencieux.
Il ne s’agit pas d’imposer des opinions, mais de témoigner avec respect, douceur et conviction de la lumière de l’Évangile.
Le monde a besoin de femmes et d’hommes capables d’annoncer une parole de vie. Même imparfaite, même hésitante, cette parole peut devenir une semence qui portera du fruit bien au-delà de ce que nous imaginons.
Le Christ nous confie sa Parole afin qu’elle ne reste pas enfouie dans notre cœur, mais qu’elle rejoigne toutes les personnes que nous rencontrons.
Regardez l’Évangile et l’homélie en vidéo
Vous souhaitez écouter l’intégralité de l’Évangile et de cette homélie du Père Thierry Butor ?
▶️ Regardez la vidéo complète et laissez-vous interpeller par cette invitation du Christ à accueillir sa Parole dans la liberté, à devenir une bonne terre et à porter du fruit pour le Royaume de Dieu.
N’hésitez pas à partager cette vidéo autour de vous afin que cette Bonne Nouvelle rejoigne celles et ceux qui cherchent un chemin d’espérance, de liberté et de foi.

