La lumière qui révèle : Jésus transfiguré sur la montagne
En ce 2e dimanche de Carême, la communauté réunie à Saint-Sulpice de Montsoult a médité l’un des récits les plus lumineux de l’Évangile : la Transfiguration. Jésus emmène Pierre, Jacques et Jean à l’écart, sur la montagne, et devant eux, son visage devient brillant comme le soleil. Ses vêtements deviennent blancs comme la lumière. Cette vision anticipée de la Résurrection n’est pas un spectacle réservé aux apôtres : elle est un message pour chacun de nous.
Le Père Charles nous invite à contempler cette lumière comme une parole adressée à notre humanité fragile. Car avant même de parler, Jésus agit : il s’approche, touche ses disciples terrifiés et leur dit
« Relevez-vous et soyez sans crainte. »
C’est là le cœur de l’Évangile de ce dimanche : Dieu nous relève. La force de Dieu se déploie non pas en dehors de nos faiblesses, mais au cœur même de celles-ci. Comme le rappelle saint Paul :
« C’est lorsque je suis faible que je suis fort. »
« Quitte ton pays » : entrer dans la liberté de Dieu
Le Père Charles a également relié la Transfiguration à l’appel d’Abraham entendu dans la première lecture :
« Quitte ton pays… Quitte-toi toi-même et tu entreras dans la liberté de Dieu. »
Quitter son pays, ce n’est pas forcément changer de lieu. C’est abandonner ce qui entrave la lumière de Dieu en nous :
nos peurs
nos jugements
nos habitudes qui nous enferment
nos refus intérieurs
tout ce qui obscurcit notre regard
Pour le Père Charles, le Carême est ce temps où nous laissons Dieu prendre l’initiative, comme il l’a fait pour Abraham. Dieu bénit, Dieu relève, Dieu éclaire. Il nous appelle à devenir des canaux de bénédiction, des témoins capables de laisser passer sa lumière vers les autres.
Moïse et Élie apparaissent auprès du Christ et s’effacent ensuite pour laisser toute la place à la voix du Père :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé… écoutez-le. »
Écouter le Christ dans le silence, c’est accepter d’être transfigurés intérieurement, porteurs de la lumière de la Résurrection pour le monde.
Une vocation : devenir lumière pour le monde
L’homélie du Père Charles nous rappelle que chaque chrétien, même dans sa pauvreté et sa fragilité, est appelé à coopérer à l’œuvre du salut. Nous ne venons pas à l’église pour nous-mêmes seulement. Nous venons pour offrir au monde ce que Dieu nous confie :
la force de la prière
la puissance du silence
la lumière reçue dans le cœur
la présence du Christ qui nous relève
Comme Pierre, nous pouvons parfois vouloir garder la lumière « pour nous » :
« Il est bon que nous soyons ici, je vais dresser trois tentes… »
Mais Jésus nous enseigne : la lumière reçue doit redescendre dans la vallée, là où vivent nos frères et sœurs, là où le monde attend une espérance.
Le Père conclut en posant cette question qui résonne comme un appel :
Allons-nous laisser le Christ illuminer nos vies ? Allons-nous l’écouter dans le silence du cœur ?
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🎥 Revivez l’Évangile et l’homélie du Père Charles pour le 2e dimanche de Carême

