Homélie du Père Charles — Messe du 14 février 2026 à Notre-Dame de l’Assomption d’Auvers-sur-Oise
En ce temps de marche vers le Carême, la Parole nous a été donnée avec une puissance particulière : celle qui ne condamne pas, mais qui réveille les consciences, ouvre les cœurs et invite à une justice plus grande, celle du Royaume de Dieu.
À travers l’Évangile selon saint Matthieu et l’homélie du Père Charles, un appel clair résonne :
Apprendre à écouter, accueillir la miséricorde et lutter ensemble contre les injustices qui blessent notre humanité.
🔶 1. « Vous avez appris… Moi, je vous dis » : un appel intérieur à la conversion
Dans l’Évangile proclamé par le Père François, Jésus ne vient pas abolir la Loi, mais l’accomplir en révélant son sens profond : la transformation du cœur.
Les paroles fortes – « arrache ton œil », « coupe ta main » – ne sont pas des injonctions littérales, mais un langage radical pour nous faire comprendre l’urgence d’un combat intérieur :
enlever ce qui nous fait tomber,
renoncer à nos chemins de violence,
purifier nos regards, nos gestes, nos paroles.
Le Père Charles l’a souligné avec force : avant de parler, apprendre à écouter ; avant de juger, apprendre à regarder avec miséricorde.
C’est là que commence la vraie conversion :
dans ce cœur humble qui se laisse instruire par Dieu.
🔶 2. Écouter la voix des pauvres : là où Dieu nous parle
La rencontre avec le Père Wresinski, évoquée durant la célébration, nous rappelle que le Carême n’est pas une simple discipline personnelle.
Il est un temps pour ouvrir son cœur à la clameur des pauvres, même à ceux qui n’ont plus la force de crier.
Le Père Charles a insisté :
« Tant qu’il y aura des inégalités sur cette terre, il y aura la guerre. »
La justice de Dieu n’est pas celle des scribes et des pharisiens.
Elle n’accuse pas : elle relève.
Elle n’humilie pas : elle guérit.
Elle ne divise pas : elle rassemble.
Dans un monde où les discours politiques exploitent les peurs et les pauvretés pour diviser, l’Évangile nous appelle à une attitude radicalement différente :
être serviteurs de la miséricorde, artisans de justice et de paix.
C’est en devenant « mendiants de la miséricorde de Dieu » — selon la belle expression du Père Charles — que nous retrouvons la liberté d’aimer et de relever nos frères.
🔶 3. Une sagesse qui ne vient pas du monde
En s’appuyant sur la seconde lecture, le Père Charles a développé une réflexion profonde sur la sagesse selon Dieu, qui se révèle aux petits, aux humbles, à ceux qui reconnaissent avoir besoin de Lui.
Cette sagesse :
ne juge pas,
ne divise pas,
ne cherche pas la domination,
mais construit, apaise, répare.
Elle nous invite à vivre ensemble une mission commune :
lutter contre les injustices, combattre les pauvretés, laisser Dieu nous inspirer les gestes qui relèvent.
🙏 Conclusion : choisir la justice qui relève
« Si tu le veux, tu peux », dit le livre de la Sagesse.
La vraie question n’est pas : sommes-nous capables ?
Mais : le voulons-nous vraiment ?
Voulons-nous écouter ?
Voulons-nous pardonner ?
Voulons-nous accueillir les pauvres comme nos maîtres en humanité ?
Voulons-nous construire la paix ?
L’appel est clair :
La conversion n’est pas d’abord un effort personnel, mais un accueil humble de la miséricorde de Dieu.
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