« La foi, c’est un saut dans le vide » — Homélie de la Divine Miséricorde par le Père Charles

Célébration du dimanche 12 avril 2026 — Paroisse Saint-Martin de Baillet


En ce dimanche de la Divine Miséricorde, premier dimanche après Pâques, la communauté de Saint-Martin de Baillet s’est rassemblée dans la joie pour célébrer la Résurrection et accueillir celles et ceux qui ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne lors de la Veillée pascale. Le Père Charles a proclamé l’Évangile de Jean (20, 19-31) et a partagé une homélie lumineuse, ancrée dans le réel et dans la foi vive de notre communauté.


Thomas, jumeau de notre humanité — la foi comme saut dans le vide

L’Évangile de ce dimanche nous présente une scène d’une humanité bouleversante : les disciples réunis, les portes verrouillées, la peur au ventre — et Jésus qui passe à travers toutes les clôtures pour dire : « La paix soit avec vous. » Puis Thomas, absent lors de la première apparition, qui refuse de croire sur parole. « Si je ne vois pas, je ne croirai pas. »

Le Père Charles le souligne avec tendresse : Thomas veut dire jumeau. Et nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, les jumeaux de Thomas. Nous voulons voir avant de croire. Nous voulons comprendre avant de nous engager. Nous voulons être prêts avant de répondre.

Mais le Seigneur nous dit autre chose : « Réponds simplement et laisse-moi faire. » C’est ce que Léa a exprimé ce matin-là avec une honnêteté désarmante : « Père Charles, j’ai bien peine de démarrer, tu me demandes déjà. » Et le Père Charles de répondre avec le sourire : voilà précisément en quoi consiste la foi. Un saut dans le vide. Pas une maîtrise. Pas une perfection attendue. Une disponibilité. Un « oui » prononcé avant d’avoir toutes les réponses.

Comme Clara. Comme Marie. Comme Mathilde. Comme tous ceux qui ont dit « oui » à Pâques dans les eaux du baptême ou dans le souffle de la confirmation. Dieu n’attend pas que nous soyons parfaits. Il nous prend tels que nous sommes, et il nous envoie.


Instruments de la miséricorde — notre mission commune

La fête de la Divine Miséricorde, instaurée par saint Jean-Paul II le premier dimanche après Pâques, n’est pas simplement une belle célébration liturgique. Elle est un rappel puissant de la mission essentielle du Christ — et donc de la nôtre.

« Nous ne sommes pas sur Terre simplement pour passer un plus ou moins bon temps », dit le Père Charles. Nous sommes là pour collaborer à la mission du Christ : le salut des âmes, la réconciliation du monde avec son Créateur. À chaque eucharistie, nous le proclamons : Je confesse à Dieu. Nous reconnaissons nos blessures, et c’est précisément dans cette reconnaissance que Dieu passe et agit.

« La paix soit avec vous. Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis. » Ces paroles ne s’adressent pas seulement aux prêtres. Elles parlent à toute la communauté des baptisés, instruments de la miséricorde lorsqu’ils accueillent, pardonnent, témoignent et prient.

Le témoignage d’Antoine, celui des sœurs de Mère Teresa rencontrées le matin même, les enfants qui servent à l’autel, les parents qui accompagnent — tout cela forme un tissu de grâce dans lequel Dieu œuvre. Chacune de nos vies est, selon les mots du Père Charles, un don de Dieu pour la terre.

Face à la tentation de la sinistrose — ce regard sombre nourri d’écrans et de mauvaises nouvelles — le Père Charles nous invite à choisir la foi. « Le contraire de la sinistrose, c’est la foi. » Une foi qui réveille. Qui relève. Qui ouvre les bras à l’infinie miséricorde de Dieu.

Seigneur, augmente en nous la foi pour réveiller et relever cette humanité.


🎥 Regardez l’intégralité de la célébration et de l’homélie du Père Charles en vidéo ci-dessous — et partagez-la autour de vous !

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📍 Paroisse Saint-Martin de Baillet-en-France — Dimanche 12 avril 2026