À travers l’Évangile selon saint Matthieu (10, 37-42), Jésus adresse à ses disciples des paroles qui peuvent sembler exigeantes : aimer le Christ par-dessus tout, porter sa croix et accueillir ceux qu’il envoie. Lors de cette célébration à Notre-Dame des Champs de Maffliers, le Père Charles a médité cet Évangile à l’occasion des obsèques de Sylvain, offrant une profonde réflexion sur l’accueil, la fragilité et l’espérance de la résurrection.
Au cœur de son homélie résonne une conviction essentielle : accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu lui-même.
Accueillir Dieu en accueillant nos frères
L’Évangile nous rappelle que celui qui accueille un disciple accueille le Christ, et qu’en accueillant le Christ, nous accueillons le Père qui l’a envoyé.
Le Père Charles montre que cette parole ne concerne pas seulement l’hospitalité matérielle. Elle touche notre manière de regarder chaque personne que Dieu met sur notre route. Chaque rencontre devient une occasion de recevoir quelque chose de Dieu.
L’hospitalité chrétienne consiste à ouvrir son cœur, à prendre soin des autres, à écouter, à soutenir et à accompagner ceux qui traversent des joies comme des épreuves. C’est ainsi que nos familles, nos communautés et nos paroisses deviennent des lieux où la présence de Dieu se manifeste concrètement.
À travers le témoignage de la famille de Sylvain, cette réalité prend un visage très concret : accueillir les proches, prier ensemble, partager la souffrance, porter les uns les autres dans l’espérance.
Nos fragilités peuvent devenir des lieux de grâce
L’un des passages les plus marquants de cette homélie est l’invitation à ne pas cacher nos fragilités.
Le Père Charles rappelle que Dieu ne nous demande pas seulement de lui offrir nos réussites ou nos performances. Il nous invite également à lui présenter nos blessures, nos souffrances, nos maladies, nos limites et même nos péchés.
En évoquant les paroles du pape François, qui rêvait d’une Église ressemblant à un « hôpital de campagne », il souligne que l’Église est appelée à accueillir chacun tel qu’il est afin que tous puissent expérimenter la miséricorde et la guérison de Dieu.
Nos fragilités ne sont donc pas un obstacle à la rencontre avec le Seigneur. Bien souvent, elles deviennent le lieu où son amour agit avec le plus de force.
La résurrection ouvre un chemin d’espérance
Face à la douleur d’un deuil, les paroles de Jésus prennent une profondeur particulière.
L’Évangile ne nie pas la souffrance de la séparation. Il ouvre cependant une perspective nouvelle : la mort n’a pas le dernier mot.
En s’appuyant sur la deuxième lecture, le Père Charles rappelle que, par le baptême, nous sommes unis au Christ dans sa mort afin de participer également à sa résurrection. Cette promesse transforme notre regard sur la vie.
Le témoignage de Sylvain devient alors un appel à continuer de marcher dans la lumière, à choisir la vie, à garder confiance malgré les épreuves et à croire que l’amour demeure plus fort que la mort.
La foi chrétienne n’efface pas les larmes, mais elle donne une espérance capable de traverser les ténèbres.
Devenir des artisans d’espérance
La conclusion de l’homélie est une véritable invitation adressée à chacun.
Dans un monde souvent marqué par les divisions, la violence et le mépris de la vie, chaque chrétien est appelé à devenir un témoin de l’Évangile.
Accueillir, écouter, pardonner, servir, consoler et relever ceux qui souffrent sont autant de façons de rendre visible l’amour de Dieu.
Comme le rappelle le Père Charles, nous sommes invités à devenir des « hospitaliers de notre belle humanité », en laissant Dieu nous guérir afin de pouvoir, à notre tour, apporter sa lumière autour de nous.
L’accueil de l’autre devient alors un véritable chemin de sainteté et un signe vivant de la présence du Christ au milieu du monde.
Regardez l’Évangile et l’homélie en vidéo
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▶️ Regardez la vidéo complète et laissez-vous rejoindre par ce message d’espérance qui rappelle que l’amour de Dieu est plus fort que la mort et que chaque personne accueillie est une rencontre avec le Christ.

