À l’occasion de la rentrée du catéchisme, la communauté s’est retrouvée au Pré David de Nerville pour la messe anticipée du dimanche 4 octobre 2026. Une célébration particulièrement marquée par la présence des enfants, des jeunes, des parents et de nombreux paroissiens, mais aussi par la bénédiction des cartables.
À travers l’Évangile des vignerons homicides (Matthieu 21, 33-43), le Père Charles nous invite à regarder notre vie avec un regard nouveau : nous ne sommes pas propriétaires de ce que nous avons reçu. Nous sommes des dépositaires, appelés à accueillir les dons de Dieu et à les mettre au service des autres.
Nous sommes la vigne du Seigneur
Dans l’Évangile, Jésus compare le Royaume de Dieu à une vigne soigneusement préparée par son propriétaire. Tout est fait pour qu’elle puisse produire du fruit. Pourtant, les vignerons auxquels elle a été confiée oublient qu’ils n’en sont pas les propriétaires.
Le Père Charles reprend cette image pour nous aider à comprendre notre propre existence : « Nous sommes la vigne du Seigneur. »
Notre vie est elle aussi une vigne confiée. Dieu nous donne la vie, il nous accompagne et il prend soin de nous. Il nous appelle ensuite à porter du fruit.
Quel fruit sommes-nous appelés à produire ?
Le Père Charles évoque notamment la joie. Comme la vigne produit du raisin et que le vin réjouit le cœur, notre vie chrétienne est appelée à devenir source de joie pour ceux qui nous entourent. Jésus, à Cana, transforme lui-même l’eau en vin.
Nous sommes donc appelés à devenir de « bons raisins », de belles grappes, capables de transmettre la joie, l’amour et l’espérance.
Mais une grappe n’est jamais constituée d’un seul grain. Elle est composée de nombreux grains qui demeurent ensemble.
Cette image rejoint directement la vie de notre communauté : « On est ensemble. »
La foi chrétienne ne se vit pas seul. Enfants, jeunes, parents, adultes, catéchumènes, personnes engagées dans la paroisse : chacun possède sa place et chacun a quelque chose à apporter.
Enlever les pierres pour porter du fruit
Le Père Charles reprend également l’image de la vigne présente dans la première lecture, tirée du prophète Isaïe. Le vigneron prépare la terre, enlève les pierres et plante une vigne de qualité.
Cette image peut devenir une invitation à regarder notre propre cœur.
Il existe dans nos vies des « petites pierres » qui empêchent parfois de porter du fruit : le manque de pardon, les peurs, les jalousies, tout ce qui nous enferme ou nous empêche d’accueillir pleinement l’amour de Dieu.
Dieu veut prendre soin de notre terre intérieure. Il veut y faire grandir une vie capable de produire de beaux fruits.
Cette attention concerne aussi notre relation aux autres et au monde qui nous est confié. Le Père Charles invite chacun à prendre soin de la création et à prendre soin les uns des autres.
Il nous encourage notamment à savoir dire à ceux qui nous entourent :
« Tu es beau, tu es belle. Le Seigneur t’aime. Tu es une lumière pour le monde. »
Une parole simple, mais qui peut profondément changer le regard que nous portons sur une personne.
Dieu nous appelle à ne pas avoir peur
À partir de la lettre de saint Paul aux Philippiens, le Père Charles revient également sur la peur et l’inquiétude : « Ne soyez inquiets de rien. »
L’appel est clair : nous sommes invités à passer de la peur à la confiance.
La paix est un don de Dieu. Elle n’est pas la propriété des puissants ni quelque chose que nous pouvons fabriquer seuls. Elle est à recevoir et à transmettre.
Dieu nous tend les mains et nous invite à accueillir cette paix pour devenir à notre tour des artisans de paix.
Cette confiance rejoint aussi l’appel adressé à chacun : « C’est moi qui vous ai choisis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit. »
Dieu ne choisit pas uniquement ceux qui seraient déjà parfaits. Il appelle chacun de nous, avec nos fragilités et nos pauvretés.
Le Père Charles le rappelle avec simplicité : nous n’avons pas besoin d’attendre d’être des saints pour répondre à l’appel de Dieu.
Nous sommes dépositaires de notre vie
L’une des paroles fortes de cette homélie est aussi une invitation à changer notre rapport à ce que nous possédons :
« Nous ne sommes propriétaires de rien, mais dépositaires de tout. »
Notre existence est un don.
Notre famille, nos enfants, notre travail, notre santé, nos rencontres, nos responsabilités, la nature qui nous entoure : tout peut devenir occasion de rendre grâce.
C’est précisément le sens de l’Eucharistie : une action de grâce.
La messe nous rassemble pour remercier Dieu pour ce qui nous est donné et pour apprendre à remettre notre vie entre ses mains.
Être dépositaire signifie également accepter de servir.
« C’est en nous mettant en tenue de service que nous pouvons découvrir le sens de nos existences. »
Nous avons tous quelque chose à apporter, à communiquer et à partager. Aucun parcours n’est inutile. Aucune personne n’est sans place dans l’Église.
Des pierres vivantes pour construire l’Église
Le Père Charles développe enfin l’image des pierres de fondation.
Chacun de nous, avec ses différences, ses connaissances, ses fragilités et même ses pauvretés, peut devenir une pierre pour construire l’Église.
La reconstruction de Notre-Dame peut nous aider à comprendre cette vocation collective : il faut de nombreuses pierres pour bâtir un édifice.
De la même manière, nous sommes appelés à construire ensemble l’Église et à continuer sa mission dans le monde.
Cette construction commence très concrètement dans nos familles, dans nos communautés, dans nos lieux de travail, dans nos rencontres et dans toutes les situations où nous pouvons choisir de servir plutôt que de nous replier sur nous-mêmes.
La rentrée du catéchisme en est une belle illustration. Les enfants, les jeunes, les parents et tous ceux qui les accompagnent sont invités à marcher ensemble.
Porter du fruit dans nos familles et dans le monde
L’Évangile nous rappelle finalement que ce qui nous est confié n’est pas destiné à rester entre nos mains.
Nous sommes invités à porter du fruit « dans nos vies, dans nos familles et dans le monde ».
Recevoir, rendre grâce, servir, transmettre, aimer : voilà une manière concrète de répondre à l’appel de Dieu.
La messe nous rappelle que notre vie est un don et que nous sommes appelés à en faire un don à notre tour.
Nous ne sommes pas propriétaires.
Nous sommes dépositaires.
Et nous sommes envoyés pour porter du fruit.
À voir et à méditer
Nous vous invitons à retrouver en vidéo l’Évangile et l’homélie du Père Charles, proclamés lors de la messe anticipée du dimanche 4 octobre 2026 au Pré David de Nerville.
Prenons le temps d’écouter cet appel : recevoir notre vie comme un don, laisser Dieu enlever les pierres qui nous empêchent de grandir et devenir, ensemble, des serviteurs de la vie.
🎥 Retrouvez l’Évangile et l’homélie intégrale sur notre chaîne YouTube.

