Dans l’Évangile de ce dimanche 11 octobre 2026, Jésus raconte l’histoire d’un roi qui prépare les noces de son fils. Malgré les invitations répétées, les premiers invités refusent de venir. Le roi envoie alors ses serviteurs sur les chemins pour rassembler tous ceux qu’ils rencontreront.
À Saint-Martin de Baillet, le Père Charles nous invite à entendre derrière cette parabole un appel qui nous concerne personnellement : Dieu ne cesse jamais de nous appeler. Il nous invite à accueillir sa miséricorde, à nous laisser relever et à devenir les serviteurs de sa Bonne Nouvelle.
Dieu nous appelle sans se lasser
La parabole des invités aux noces peut nous surprendre par sa conclusion sévère : un homme qui ne porte pas le vêtement de noce est expulsé, et Jésus conclut : « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Le Père Charles nous invite à ne pas nous arrêter à la peur que ces paroles peuvent susciter. Elles portent un appel urgent : réveillons-nous et prenons au sérieux l’invitation de Dieu.
Le roi envoie ses serviteurs à plusieurs reprises. Même lorsque les premiers invités refusent de venir, l’invitation continue. Finalement, les serviteurs sont envoyés aux croisées des chemins pour rassembler tous ceux qu’ils trouveront, « les mauvais comme les bons ».
Cette insistance révèle un Dieu qui ne se lasse pas d’appeler. Il veut que tous puissent entendre la Bonne Nouvelle et accueillir son amour.
La question devient alors personnelle : que faisons-nous des appels que Dieu nous adresse dans le temps qui nous est donné ?
Accueillir la miséricorde pour être relevés
Pour le Père Charles, l’habit de noce représente le vêtement de la grâce et de la miséricorde que Dieu offre à chacun. Ce don est gratuit, mais nous pouvons malheureusement refuser de le recevoir.
Accueillir la miséricorde, c’est reconnaître notre fragilité et la confier à Dieu. C’est accepter qu’il nous relève lorsque nous tombons, au lieu de nous laisser enfermer dans la culpabilité ou le découragement.
Le Père Charles rappelle que Dieu ne vient pas pour accuser et condamner : il vient pour sauver et restaurer. Son amour veut habiter au cœur de nos vies et nous libérer de ce qui nous empêche d’avancer.
Cette espérance traverse aussi l’évocation bouleversante de Gina, cette petite fille qui n’a vécu que quinze heures. Le Père Charles la compare à une étoile filante venue rappeler que nos existences sont précieuses et appelées à briller. Cette parole nous invite à contempler la vie avec gravité, mais aussi avec espérance, en nous appuyant sur la promesse de Dieu qui veut faire disparaître la mort pour toujours.
Sauver la paix en accueillant le Prince de la paix
Le Père Charles élargit ensuite cet appel à notre monde. Nous sommes entourés de bruits, de violences et de paroles qui accusent. Mais sommes-nous encore capables d’écouter les appels à sauver la paix ?
Accueillir le Christ, le Prince de la paix, c’est apprendre à recevoir cette paix de Dieu et à la transmettre autour de nous.
La paix ne peut pas rester un souhait abstrait. Elle devient une mission lorsque nous refusons les divisions, lorsque nous cherchons à relever plutôt qu’à condamner, et lorsque nous choisissons de regarder nos frères et sœurs en humanité avec le regard d’un Père.
Le message de l’Évangile nous presse donc de sortir de l’indifférence. Il nous rappelle que chaque personne compte et que chacun peut contribuer à faire renaître la joie et l’espérance.
Devenir les serviteurs des appels du Seigneur
Dans la parabole, les serviteurs sont envoyés pour inviter encore et encore. Le Père Charles nous rappelle que cette mission est aussi la nôtre.
Recevoir la Bonne Nouvelle nous engage à la partager. Nous sommes appelés à témoigner de la miséricorde, à encourager ceux qui doutent, à soutenir ceux qui souffrent et à inviter chacun à découvrir l’amour de Dieu.
Cette mission peut être exigeante. Trouver sa place dans l’Église, persévérer malgré la fatigue et le découragement, ou encore répondre à l’appel du Seigneur demande du courage. Le Père Charles témoigne lui-même de la force qu’il reçoit de la Parole de Dieu, qui l’encourage à continuer d’annoncer la miséricorde.
Nous ne sommes donc pas simplement les destinataires d’une invitation. Nous sommes aussi envoyés pour la transmettre.
La question est essentielle : à qui pouvons-nous faire entendre aujourd’hui cette Bonne Nouvelle ? Qui, autour de nous, a besoin d’une parole de pardon, d’un geste de paix ou d’un signe d’espérance ?
Répondre aujourd’hui à l’invitation de Dieu
L’homélie du Père Charles nous ramène à l’essentiel : Dieu appelle, Dieu pardonne, Dieu relève et Dieu envoie.
Il nous invite à accueillir sa grâce sans attendre d’être parfaits, à lui confier nos fragilités et à nous laisser transformer par son amour. Puis, à notre tour, nous sommes appelés à devenir des serviteurs de sa miséricorde auprès de tous nos frères et sœurs en humanité.
« Réveillez-vous. Réveillez-vous. Accueillez. »
Cet appel nous concerne aujourd’hui. La Bonne Nouvelle que nous recevons doit faire renaître la joie et l’espérance dans les cœurs. Elle doit aussi nous engager à sauver la paix.
Regardez l’Évangile et l’homélie en vidéo
Retrouvez l’Évangile et l’homélie du Père Charles, proclamés lors de la messe du 11 octobre 2026 à Saint-Martin de Baillet.
Prenons le temps d’écouter cet appel à accueillir la miséricorde de Dieu et à devenir, chacun à notre place, des témoins de sa paix.
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