Le vrai « oui » à Dieu, c’est d’agir : l’Évangile et l’homélie du 27 septembre 2026

Ce dimanche 27 septembre 2026, la communauté paroissiale s’est retrouvée à Notre-Dame des Champs de Maffliers pour célébrer l’Eucharistie. L’Évangile et l’homélie ont été proclamés par le Père Charles.

À travers la parabole des deux fils, Jésus nous pose une question simple mais profondément exigeante : lequel des deux a réellement fait la volonté de son père ?

L’un dit « non », puis se repent et va travailler à la vigne. L’autre dit « oui », mais n’y va pas.

Cette parabole nous invite à regarder autrement notre propre réponse à l’appel de Dieu.

Dire « oui » à Dieu : une conversion qui se traduit dans les actes

Le Père Charles insiste sur le mouvement de conversion qui traverse toute cette parabole.

Le premier fils commence par refuser. Pourtant, son histoire ne s’arrête pas à ce « non ». Il se repent, change de décision et finit par accomplir ce que son père lui demandait.

C’est précisément ce chemin que le Seigneur nous propose.

Notre relation à Dieu ne peut pas se limiter à des paroles, à des habitudes ou à une apparence de fidélité. Le véritable « oui » se vérifie dans notre manière de vivre.

Le chemin de la justice évoqué dans l’Évangile est ainsi un chemin de conversion. Il nous invite à reconnaître ce qui doit changer dans notre vie et à nous laisser rejoindre par la miséricorde de Dieu.

La conversion n’est donc pas réservée à ceux qui seraient déjà proches de Dieu. Elle reste toujours possible.

Celui qui s’est éloigné peut revenir. Celui qui a dit « non » peut finalement répondre à l’appel. Et celui qui pense avoir toujours dit « oui » est lui aussi invité à vérifier que ses actes correspondent réellement à ses paroles.

Recevoir le pardon pour devenir artisans de paix

Dans son homélie, le Père Charles fait également le lien avec la démarche vécue la veille à Paris autour de la messe célébrée par le pape Léon XIV.

Il insiste particulièrement sur la demande de pardon et la réparation, ainsi que sur la nécessité de travailler à la réconciliation.

Pour le chrétien, demander pardon n’est pas un geste de faiblesse. C’est reconnaître humblement ce qui doit être réparé et accepter de se laisser transformer par l’amour de Dieu.

Cette démarche rejoint directement l’Évangile : le premier fils revient sur son refus et choisit finalement d’aller travailler à la vigne de son père.

Le Père Charles nous invite ainsi à ne pas rester enfermés dans nos divisions. La conversion personnelle devient aussi un chemin vers la paix.

Saint Paul nous rappelle, dans la deuxième lecture, à rechercher l’humilité et l’unité, à ne pas nous préoccuper uniquement de nos propres intérêts et à considérer également ceux des autres.

Une vocation commune : annoncer l’Évangile

Le chrétien ne reçoit pas l’amour de Dieu pour le garder pour lui.

Le Père Charles rappelle que nous avons une vocation et une mission communes : annoncer l’Évangile et témoigner de notre foi.

Il ne s’agit pas de chercher à imposer notre foi, mais de vivre véritablement en chrétien et d’oser témoigner de ce que le Christ accomplit dans notre vie.

Cette mission passe aussi par notre joie.

Le Père Charles évoque la joie vécue lors du rassemblement à Paris et cette expérience d’une foule réunie autour d’une même foi. Cette joie chrétienne peut devenir un témoignage : savoir que nous sommes aimés de Dieu et croire que cet amour est également destiné à ceux qui ne le connaissent pas encore.

Nous sommes donc appelés à être des témoins avec nos paroles, mais aussi et surtout avec nos actes.

« Nous ne vivons pas pour nous, mais pour Dieu et les uns pour les autres »

L’appel du Christ nous conduit à dépasser nos intérêts personnels.

Le Père Charles nous invite à demander au Seigneur d’augmenter notre foi, afin que nous puissions la partager, croire les uns dans les autres et faire taire les divisions.

Dans un monde marqué par les tensions, les divisions et les bruits de guerre, cette mission prend une dimension particulière : travailler à la paix et à la réconciliation.

« Nous sommes responsables du salut de nos frères. »

Cette responsabilité ne signifie pas que nous maîtrisons le chemin spirituel des autres. Elle signifie que notre témoignage peut permettre à quelqu’un de découvrir l’amour du Christ, de recevoir son pardon et de se mettre à son tour en chemin.

La parabole des deux fils nous rappelle finalement que Dieu ne cesse de nous appeler.

Même lorsque notre première réponse est un « non », l’histoire peut changer.

La question qui nous est posée aujourd’hui est donc très personnelle : notre « oui » à Dieu se traduit-il réellement dans notre vie ?

Regardez l’Évangile et l’homélie du Père Charles

Retrouvez l’Évangile et l’homélie proclamés lors de la messe du dimanche 27 septembre 2026 à Notre-Dame des Champs de Maffliers.

▶️ Regardez la vidéo et prenez le temps de méditer cet appel à la conversion, au pardon, à la réconciliation et au témoignage de l’Évangile.

Que notre « oui » au Seigneur devienne chaque jour davantage un « oui » vécu, concret et tourné vers les autres.