À l’occasion de la fête de la Toussaint, célébrée le 1er novembre 2026, le Père Charles nous invite à approfondir le sens de cette grande fête chrétienne. À travers l’Évangile des Béatitudes et son homélie prononcée à l’église Saint-Sulpice de Montsoult, il nous rappelle le rôle des saints, la communion qui nous unit à nos défunts et l’espérance de la vie éternelle.
Une méditation particulièrement touchante qui nous invite à accueillir l’amour de Dieu, à prendre soin de la vie et à faire fructifier l’amour que ceux qui nous ont précédés ont semé dans nos cœurs.
La Toussaint : les saints nous apprennent à recevoir l’amour de Dieu
Dans l’Évangile de Matthieu (Mt 5, 1-12), Jésus gravit la montagne et enseigne à ses disciples les Béatitudes : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux. »
Heureux ceux qui pleurent, les doux, ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs et les artisans de paix. À travers ces paroles, Jésus nous révèle un chemin de bonheur qui trouve sa source dans l’amour de Dieu.
Mais quel est précisément le rôle des saints que nous célébrons en ce jour ?
Dans son homélie, le Père Charles nous donne une réponse essentielle : les saints nous apprennent à recevoir le salut de Dieu. Leur vie témoigne de la victoire de son amour. Ils nous aident à accueillir cet amour non seulement pour nous-mêmes et nos familles, mais aussi pour toute notre famille humaine.
Les saints sont ainsi des témoins de la miséricorde divine. Ils nous montrent qu’il est possible de se laisser transformer par l’amour de Dieu, de recevoir son pardon et d’apprendre à pardonner à notre tour.
Leur exemple nous invite à devenir des ponts entre la terre et le ciel, en vivant dès aujourd’hui de cette paix, de cette confiance et de cette espérance qui conduisent à la vie éternelle.
La communion des saints et le lien avec nos chers défunts
La fête de la Toussaint est également un moment particulier pour nous souvenir de ceux qui nous ont quittés et les confier à la prière de l’Église.
Le Père Charles fait le lien entre la vision de saint Jean dans le livre de l’Apocalypse et cette grande famille du ciel. Les saints, vêtus de robes blanches et tenant des palmes à la main, sont ceux qui ont accueilli la miséricorde de Dieu et témoigné de son amour.
Cette communion nous rappelle que la mort ne réduit pas toute une vie à un souvenir. L’amour donné, les gestes partagés, les paroles reçues et les liens tissés continuent de porter du fruit.
Au cours de son homélie, le Père Charles prononce une parole particulièrement forte, adressée à tous ceux qui portent le souvenir d’un être cher :
« Vous êtes le ciel de vos chers défunts. Vous êtes la terre de vos chers défunts. »
Cette image nous invite à comprendre que ceux que nous aimons continuent de vivre dans l’amour qu’ils ont semé en nous. Leur présence demeure dans ce que nous avons reçu d’eux et dans ce que nous choisissons de transmettre à notre tour.
C’est pourquoi le Père Charles nous adresse une invitation très concrète : prendre soin de nous-mêmes, c’est aussi prendre soin de ceux qui nous sont chers, puisqu’ils vivent en nous.
Aimer, c’est donner et prendre soin de la vie
Le Père Charles cite également sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face : « Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même. »
Cette parole résume une dimension essentielle de l’homélie : chaque vie est un don pour la terre. Chacun de nous reçoit quelque chose de Dieu et de ceux qui nous ont précédés. Nous sommes ensuite appelés à faire grandir ce trésor intérieur et à le transmettre.
Cette responsabilité concerne aussi notre rapport à la création. Le Père Charles rappelle que nous ne sommes pas les propriétaires de la terre, mais ses gestionnaires. Dieu nous confie le monde pour que nous en prenions soin et que nous puissions le transmettre aux générations futures.
Prendre soin de la vie, c’est donc prendre soin de soi, des autres, de nos proches et de toute la création.
C’est aussi apprendre à écouter les souffrances, les cris et les douleurs de nos frères et sœurs. Aimer Dieu, c’est aimer l’homme. Servir Dieu, c’est servir l’homme. Écouter Dieu, c’est aussi apprendre à écouter l’homme.
L’amour de Dieu ne nous éloigne donc pas du monde : il nous engage à le servir et à prendre soin de ceux qui nous entourent.
Les Béatitudes : une promesse et une espérance pour notre vie
La Toussaint nous tourne vers le ciel, mais elle nous rappelle également notre responsabilité sur terre.
Les Béatitudes sont une promesse de Dieu. Elles nous invitent à vivre autrement, à choisir la douceur, la miséricorde, la justice et la paix, même lorsque le chemin est difficile.
Le Père Charles évoque cette autre parole de sainte Thérèse de Lisieux : « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie. »
Cette espérance chrétienne donne un sens nouveau à notre manière de vivre et de traverser les épreuves. Elle nous rappelle que la vie reçue de Dieu est précieuse et que l’amour que nous donnons ne se perd pas.
En cette fête de la Toussaint, nous sommes donc invités à rendre grâce pour les saints, à prier pour nos défunts et à poursuivre notre chemin dans la confiance.
Recevons cette graine d’amour que nos proches ont plantée dans nos cœurs. Faisons-la grandir et transmettons-la autour de nous.
Regardez l’homélie du Père Charles pour la Toussaint
Comment les saints nous aident-ils à accueillir l’amour de Dieu ? Comment garder vivante l’espérance lorsque nous pensons à ceux qui nous ont quittés ?
Retrouvez l’intégralité de l’Évangile des Béatitudes et de l’homélie du Père Charles, enregistrés lors de la messe anticipée du 1er novembre 2026 à Saint-Sulpice de Montsoult.
Que cette fête de la Toussaint renouvelle en chacun de nous la joie d’aimer, de servir et de croire en la vie éternelle.

