Le dimanche 16 août 2026, la communauté paroissiale s’est réunie à l’église Saint-Claude de Nerville pour célébrer le 20e dimanche du Temps ordinaire. L’Évangile selon saint Matthieu nous fait entendre la rencontre bouleversante entre Jésus et une femme cananéenne venue supplier le Seigneur pour sa fille. Dans son homélie, le Père François nous invite à contempler la force d’une foi qui ne renonce pas : une foi capable de persévérer dans la prière, même lorsque Dieu semble silencieux.
L’Évangile de ce dimanche est celui de la Cananéenne : une femme étrangère au peuple d’Israël qui vient pourtant reconnaître en Jésus le Seigneur capable de la sauver. Elle crie : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Jésus ne lui répond pas immédiatement. Les disciples, eux, souhaitent qu’elle s’éloigne.
Mais la femme ne renonce pas.
Elle se prosterne devant Jésus et poursuit sa supplication : « Seigneur, viens à mon secours ! » Finalement, Jésus reconnaît la grandeur de sa foi : « Femme, grande est ta foi. » Et sa fille est guérie. Ce récit constitue le cœur de la liturgie de ce dimanche.
Une foi qui persévère malgré le silence de Dieu
Pour le Père François, l’attitude de la Cananéenne révèle quelque chose d’essentiel sur la foi chrétienne.
Cette femme ne reçoit pas immédiatement la réponse qu’elle espère. Elle rencontre d’abord le silence de Jésus, puis l’obstacle des disciples. Pourtant, elle continue de croire. Elle continue de demander. Elle continue de faire confiance.
C’est précisément là que se trouve le secret de sa foi.
La Cananéenne ne mesure pas l’amour de Jésus à partir de ce qu’elle ressent immédiatement. Elle ne conclut pas que Dieu l’abandonne parce qu’il ne répond pas comme elle l’attend. Elle choisit de s’appuyer sur celui qu’elle reconnaît comme fidèle.
Cette attitude rejoint profondément notre expérience de la prière.
Il y a des moments où nous demandons une grâce et où rien ne semble changer. Nous pouvons avoir l’impression que Dieu ne répond pas, que notre prière reste sans écho ou que le chemin devient plus difficile encore.
L’Évangile nous invite alors à ne pas abandonner.
Le silence de Dieu n’est pas nécessairement une absence. Comme le souligne le Père François, il peut être un silence habité par l’amour, dans lequel Dieu travaille mystérieusement les cœurs et prépare à recevoir ses dons autrement que comme de simples biens à obtenir.
La vraie confiance consiste alors à continuer de croire même lorsque nous ne comprenons pas encore ce que Dieu est en train d’accomplir.
« Grande est ta foi » : faire confiance à la fidélité de Dieu
La première lecture de ce dimanche, tirée du livre du prophète Isaïe, élargit encore cette perspective. Dieu annonce que les étrangers qui s’attachent à lui et demeurent fidèles à son alliance seront eux aussi accueillis. Sa maison est appelée « maison de prière pour tous les peuples ».
Le salut de Dieu n’est donc pas réservé à quelques-uns.
Dans son homélie, le Père François rappelle que l’Église est précisément cette communauté universelle appelée à rassembler tous les peuples. Notre joie comme peuple de Dieu naît d’une relation vivante avec Dieu et avec les autres.
Cette relation repose sur la fidélité.
Dans nos familles, dans nos communautés et dans nos différentes relations humaines, la confiance se construit lorsque nous savons que nous pouvons compter sur l’autre. Lorsqu’une personne se sait aimée, elle peut avancer avec davantage de paix.
Il en va de même dans notre relation avec Dieu.
Dieu est fidèle.
Même lorsque l’homme s’éloigne de lui, Dieu ne se lasse pas d’ouvrir un chemin de miséricorde. Son amour ne disparaît pas lorsque nous traversons l’épreuve. Nous pouvons donc nous appuyer sur lui dans les moments de joie comme dans les moments de souffrance, dans l’abondance comme dans les différentes pauvretés de notre existence.
La deuxième lecture de ce dimanche, tirée de la lettre de saint Paul aux Romains, rappelle elle aussi que les dons de Dieu et son appel sont sans repentance.
Persévérer dans la prière lorsque Dieu semble ne pas répondre
La Cananéenne devient ainsi une véritable maîtresse de prière.
Elle nous apprend que persévérer ne signifie pas simplement répéter mécaniquement une demande. Persévérer, c’est continuer à s’appuyer sur Dieu parce que nous croyons qu’il est fidèle, même lorsque nous ne voyons pas encore le fruit de notre prière.
Cette confiance peut être particulièrement précieuse dans les périodes d’épreuve.
Une maladie, une difficulté familiale, une situation professionnelle compliquée, une inquiétude pour un proche, un deuil, une solitude ou simplement une période de doute peuvent nous conduire à nous demander : « Où est Dieu ? Pourquoi ne répond-il pas ? »
L’Évangile de ce dimanche ne donne pas une recette pour obtenir immédiatement ce que nous demandons. Il nous enseigne quelque chose de plus profond : ne pas confondre le silence de Dieu avec son absence.
La Cananéenne continue d’avancer vers Jésus.
Elle ne possède aucune garantie. Elle ne sait pas comment son histoire va se terminer. Mais elle sait à qui elle s’adresse.
Et Jésus finit par lui dire : « Femme, grande est ta foi. »
De la confiance à la miséricorde
La foi reçue de Dieu ne reste pas enfermée dans notre relation personnelle avec lui.
Dans la conclusion de son homélie, le Père François nous invite à laisser cette confiance transformer nos relations avec les autres. Si nous croyons en un Dieu fidèle et miséricordieux, nous sommes nous aussi appelés à devenir des témoins de fidélité, de justice, de paix et de miséricorde.
Nos familles, nos communautés, nos lieux de travail et tous les lieux où nous vivons peuvent devenir des espaces où chacun se sait accueilli et aimé.
C’est ainsi que nous pouvons contribuer à faire de nos communautés de véritables maisons de prière, ouvertes à tous.
La Cananéenne, une étrangère qui vient implorer Jésus, nous rappelle alors que la miséricorde de Dieu dépasse toutes les frontières. La liturgie de ce dimanche nous conduit vers une Église appelée à accueillir tous les peuples et à témoigner de l’amour fidèle du Seigneur.
Une invitation à garder confiance
En ce dimanche 16 août 2026, le message du Père François peut se résumer en une invitation simple et exigeante :
Continuez à croire. Continuez à prier. Continuez à faire confiance.
Même lorsque Dieu semble silencieux.
Même lorsque nous ne comprenons pas son action.
Même lorsque la réponse tarde.
La Cananéenne nous montre le chemin : elle ne mesure pas l’amour de Jésus à l’immédiateté de sa réponse. Elle persévère parce qu’elle a confiance.
Que son exemple nous aide à déposer devant le Seigneur toutes nos demandes, toutes nos souffrances et toutes nos espérances.
Que nous puissions dire avec elle :
« Seigneur, viens à mon secours ! »
Et que notre persévérance dans la prière nous conduise, nous aussi, à entendre cette parole de Jésus :
« Femme, grande est ta foi. »
🎥 Retrouvez l’Évangile et l’homélie du Père François
Vous pouvez retrouver dans la vidéo ci-dessous l’Évangile selon saint Matthieu et l’homélie proclamés par le Père François lors de la messe du 16 août 2026 à l’église Saint-Claude de Nerville.
Prenez quelques minutes pour écouter cette méditation et laissez cette parole rejoindre les situations de votre propre vie.
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« Croire même quand Dieu semble silencieux. »
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